Les Cahiers de la Solidarité
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Elections européennes : une opportunité pour prendre conscience de l’enjeu européen

Le Taurillon est parti à la rencontre du think tank européen Pour la Solidarité et a interviewé Denis Stokkink, président et fondateur de ce cercle de réflexion basé à Bruxelles.

 

Interview de Denis Stokkink, président du Think Tank européen Pour la Solidarité.

Pourriez-vous nous présenter le Think Tank européen « Pour la Solidarité » ?

Pour la solidarité est un Think Tank européen particulier. D’une part, nous cherchons au niveau Européen à promouvoir l’idée d’une Europe plus sociale et solidaire. Nous agissons dans cinq domaines : économie sociale, cohésion sociale, diversité et responsabilité sociale des entreprises, développement durable et citoyenneté. Pour nous la notion de citoyenneté s’accompagne nécessairement de celle de démocratie participative. D’autre part, si ce Think Tank est particulier, c’est parce que nous ne nous contentons pas de ce rôle de « laboratoire d’idées ». Afin de garantir notre indépendance, et parce que nous voulons occuper une place active pour défendre nos valeurs, nous proposons une série de services aux différentes familles d’acteurs clés du monde économique et social actuel. Ainsi, nous offrons des services d’expertise sur les sujets européens et de « reliance » (mise en relation) des acteurs. Nous organisons régulièrement des conférences et des formations, par exemple sur le montage de projet européen. Enfin, nous réalisons des publications, dont notre collection des Cahiers de la Solidarité, mais aussi des études plus courtes qui nous positionnent en centre de ressources.

Vous essayez de faire émerger des politiques de responsabilité sociétale dans les entreprises. Expliquez-nous ce que cela veut dire et quel est son enjeu pour les Européens...

La Responsabilité sociétale des entreprises est un outil d’innovation économique et sociale. Elle se rapporte aux démarches volontaires des entreprises qui s’inscrivent dans une optique de développement durable, de cohésion sociale et de compétitivité. Elles s’appuient sur une palette d’outils - normes, standards, labels - qui permettent de mesurer la réalité de ces engagements et de ces pratiques, leurs plus-values économique et sociale et d’en maximiser les effets, tant pour l’entreprise que pour la société. Aujourd’hui, les entreprises pionnières en matière de RSE observent que leurs initiatives engendrent des avantages en termes de performances économiques, mais également en termes de communication et d’image et de réduction des risques globaux ! Qui peut prétendre à un développement économique, d’autant plus dans le contexte de crise actuel, sans se préoccuper des enjeux environnementaux, climatiques ou sociaux ?

Au niveau européen, la stratégie de Lisbonne, définie en 2000, pose un double objectif de croissance économique et de cohésion sociale. Pour l’atteindre, les entreprises doivent nécessairement être impliquées. La RSE représente un des outils promus par les institutions européennes pour cela.

Vous travaillez sur des projets consacrés à la démocratie participative. Comment permettre à la société civile de s’exprimer en tant que partenaire du pouvoir politique européen ?

À l’heure où l’Union européenne n’a historiquement jamais été aussi riche de la diversité de ses membres, les citoyens européens doivent trouver un espace de parole complémentaire à celui des urnes et s’exprimer en commun d’une voix forte, au-delà des frontières. Nous nous engageons en démocratie participative en répondant notamment à des appels à projets européens. Nous sommes convaincus que c’est à travers le dialogue civil, forme de citoyenneté active, que les citoyens pourront se rapprocher des autorités. À travers nos projets, nous cherchons à renforcer le poids des organisations de la société civile comme intermédiaires entre les citoyens et les élus et institutions politiques. Nous diffusons des « bonnes pratiques » et des recommandations à l’attention des pouvoirs publiques qui témoignent des actions possibles en matière de démocratie participative. Nous agissons également comme acteur de reliance en permettant aux acteurs de la société civile de se rencontrer et d’échanger leurs expériences, voire de monter ensemble de nouveaux projets impliquant chaque fois de nombreux citoyens.

Il manque un espace public européen pour rapprocher les citoyens de la construction communautaire. Est-ce que les prochaines élections européennes de 2009 sont une bonne occasion pour les en rapprocher ?

Les élections européennes sont évidemment une opportunité à saisir pour faire prendre conscience aux citoyens de l’enjeu européen, et notamment du rôle du Parlement. Cependant, un espace public européen ne peut pas se construire du jour au lendemain, il requiert une mobilisation sur la durée et des moyens. Malheureusement une fois de plus, nous constatons que la communication mise en place pour ces élections n’est pas à la hauteur, que ce soit au niveau national ou européen : il suffit de comparer leur place dans les médias avec celle des élections américaines à venir. Or ces derniers sont le relais indispensable pour dessiner les contours d’un espace public européen et susciter l’intérêt des citoyens européens pour des élections dont l’enjeu est majeur pour eux.

 

 

 


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